La chapelle du Bouzonnet

Une petite marche avec mon fils en 2011

Ce jour-là il faisait chaud malgré l’heure avancée. L’indication donnée par le thermomètre n’avait guère bougé depuis plusieurs heures. Nous avons décidé de quitter notre fraîche demeure pour aller voir cette chapelle.

Le bourg de Bouzon-Gellenave était désert. Les volets des maisons environnantes étaient clos. Quelques chiens aboyaient sur notre passage sans se lever. Une manière de dire à leurs maîtres qu’ils faisaient leur boulot.

Après avoir parcouru un bon kilomètre, nous sommes arrivés sur un chemin en terre. En haut de celui-ci, parmi les vignes, se dressait cette vieille bâtisse. Le soleil et la chanson des insectes bourdonnant à nos oreilles nous firent changer de temps. En regardant mon fils marcher d’un pas lourd vers la chapelle, j’eus l’impression de voir un guerrier à la longue chevelure blonde arquer sous les rayons ardents se rendant à l’office avant les combats.

Mon espace-temps avait changé. Nous fîmes le tour de l’édifice doré par l’astre de vie. La chapelle est entourée de vignes.

A tout moment je pensais qu’une villageoise allait apparaitre les épaules dénudées portant un panier, à la poitrine généreuse. Une sorte de « Marie des brebis » si cher à Signol. J’imaginais mon fils, regarder avec gourmandise, de ses yeux bleu acier, la belle, provocant ses premiers émois amoureux. Quant à moi je regardais en gourmand avéré, cette apparition excitant mon démon de midi. Le fantôme s’est évanoui, et nous nous sommes retrouvés trop vite dans notre espace-temps.

Après avoir parcouru un bon kilomètre, nous sommes arrivés sur un chemin en terre. En haut de celui-ci, parmi les vignes, se dressait cette vieille bâtisse. Le soleil et la chanson des insectes bourdonnant à nos oreilles nous firent changer de temps. En regardant mon fils marcher d’un pas lourd vers la chapelle, j’eus l’impression de voir un guerrier à la longue chevelure blonde arquer sous les rayons ardents se rendant à l’office avant les combats.

L’ombre de la chapelle et les rayons du soleil jouaient sur la lumière qui arrosait les vignes. Les premières grappes commençaient à prendre leur couleur violet foncé.

Après avoir gouté un grain de raisin au goût encore amer, nous avons jeté un dernier regard sur la masure et nous sommes rentrés vers notre maison afin de profiter de la fraicheur de l’eau de notre piscine.

 

le 24 aout 2010

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